Les cultures de melons, salades et tomates représentent, à elles seules, 48% des volumes produits. Le solde est constitué d’une trentaine de références, principalement des productions de printemps et d’été.

 

La production maraîchère insulaire se répartit en 5 grandes familles de légumes : légumes feuilles, légumes racines, légumes fruits, légumes tiges et pommes de terre.

 

Les légumes feuilles : salades, blettes, céleri, chicorée, basilic, épinard, persil...

Au début des années 90, les chicorées couvraient 200 hectares pour 10 millions de pieds. En 1993 les inondations, les grèves des transports maritimes, l’ouverture des marchés, la concurrence des produits en provenance d’Espagne et d’Italie, ont été autant de causes à l’arrêt de cette culture. La production de laitues a été multipliée par deux en 10 ans. Cette progression est due à l’étalement de la production sur l’année et parce qu’une grande partie du parc chicorée a été remplacé par la culture des laitues.
 

Les légumes racines : carottes, navets, radis, poireaux, oignon...

La carotte est un produit de consommation courante.
En hiver elle occupe la deuxième place dans la consommation des légumes, juste après le la pomme de terre. En Corse, elle est commercialisée avec les fanes, elle ne se conserve pas, et doit être écoulée dans les deux jours suivant sa récolte. La culture avec fane ne représente qu’une part très faible de la consommation des ménages. 90% des achats des ménages est orienté vers la carotte de conservation, soit sous cellophane, soit en vrac. La carotte en vrac est une culture industrielle. Des régions très spécialisées dans ce type de production comme les Landes, détiennent la suprématie sur ce segment de marché.

 

Les légumes fruits, produits leaders en été : tomates, melons, courgettes, concombres, aubergines, poivrons, fraises, pastèques...

La tomate est une culture difficile, coûteuse en main d’oeuvre, nécessitant une grande maîtrise technique. La tomate ronde représente à elle seule 16% des achats de légumes en été. A ce titre, elle constitue un potentiel important de débouchés pour les exploitations insulaires. Elles correspondent aux standards commerciaux actuels (fermeté, coloration). Les tomates de serre sont moins soumises aux aléas climatiques et garantissent donc, en terme de quantité et de coloration, le suivi commercial nécessaire aux metteurs en marchés. Le marché de la tomate en Europe est composé actuellement à 90% par des productions issues de cultures hors-sol menées sous abri.
  

Les melons et pastèques. La culture des melons et pastèques représente 24% des achats de légumes en été. Au niveau régional, cette culture a connu une évolution positive ces dix dernières années avec des volumes à la production multipliés par deux. Durant la période estivale, la production insulaire détient 70% des parts de marché de la consommation locale. Cette croissance des volumes a été possible car le surplus de la production corse trouve un débouché à l’expédition.

 

 La pomme de terre.

C’est le premier légume de consommation courante (30 kg par an et par ménage), et pourtant il y a de moins en moins de producteurs de pomme de terre en Corse. Ce produit étant très  segmenté, les GMS, proposent au minimum 15 variétés en rayon. La stratégie de segmentation permet d’offrir au consommateur une gamme élargie de produits, permettant la création de débouchés supplémentaires. La culture de la pomme de terre nécessite des volumes de production importants et par conséquent de très grosses structures. La filière régionale en raison de la taille des surfaces exploitées a trouvé avantage à développer le marché des primeurs.

 

 

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samedi 25 novembre 2017
06:43

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